L’incipit, Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo
- Etudier les spécificités du genre : Roman à thèse, journal intime, monologue intérieur
- Reconnaître le registre pathétique
L’énonciation :
- L’émetteur : Un condamné à mort, l’indice personnel employé est le pronom (je) qui renvoie, non à l’auteur ( V. Hugo) , mais au narrateur ( Le condamné à mort).
- Le récepteur : lui-même. En effet, le condamné est dans un cachot, il n’y a personne avec qui il pourrait parler sinon avec soi- même. Il s’agit, donc, d’un monologue intérieur
- Lieu : Dans une prison ( Bicêtre)
- Temps : Après cinq semaines d’incarcération (Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée)
- Sujet principal : L’idée de sa condamnation à mort
- But : témoigner de la souffrance occasionnée par cette sentence (toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids).
Temps verbaux :
Les temps verbaux employés varient entre :- Le présent de l’énonciation : Maintenant je suis captif
- L’imparfait : j’étais un homme comme un autre homme
Deux moments opposés :
Moment passé (analepse) Moment présentJoie de vivre :
- Jeunesse et richesse d’esprit : Mon esprit, jeune et riche
- Idées agréables variées et fantaisistes : Chaque jour, chaque heure et chaque minute avait son idée
- Aventures amoureuses : et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuits
- Liberté : Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre -Souffrance du corps et de l’esprit : Mon corps et aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée.
- Le narrateur est accablé par l’idée de la mort : toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids.
- Réalité aussi terrifiante qu’un cauchemar : « je viens de m’éveiller… Condamné à mort »
- Captivité : Maintenant je suis captif
Une idée obsédante et polymorphe ( qui change constamment de forme)
Le narrateur présente l’idée de la mort sous plusieurs aspects :- Pensée froide et pesante : toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids
- Cellule de l’esprit : Mon esprit est en prison dans une idée
- Créature horrible, infernale, implacable : Une horrible, une sanglante, une implacable idée
- Femme seule et jalouse à l’obsession : Seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable
- Prend la forme d’un couteau dans les rêves du narrateur : et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau
Les champs lexicaux :
- La mort : sanglante, condamné à mort, glacé, couteau, fatale, infernale
- La peur et l’angoisse : horrible, spectre, hideuses, sursaut sombre, fuir
- La souffrance : seul, glacé, courbé, je suis captif, de plomb, misérable, me secouant, m’obsède, sommeil convulsif, yeux lourds
- Prison : cachot, captif, cellule, dalle mouillée et suante, soldat de garde, giberne, grille.
Le registre : Pathétique
- A travers son texte l’auteur cherche à émouvoir le lecteur, à susciter sa pitié voire ses larmes, il s’agit d’émouvoir le destinataire pour le convaincre.
Les figures de style :
- La personnification : Sous les larges bras des marronniers / et me secouant de ses deux mains de glace.
- La gradation : Chaque jour, chaque heure, chaque minute
- Comparaison : cette pensée infernale comme un spectre de plomb
- Anaphore : toujours seul …, toujours glacé…toujours courbé
- métaphore : me secouant de ses deux mains de glace.
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